Lyon fait le point sur la piétonnisation du centre-ville | AirFreez Offre Exclusive -50%

Après avoir testé la piétonisation de son hyper-centre, la métropole lyonnaise dresse un premier constat positif sur la circulation et les nuisances sonores. Mais il faudra un meilleur accompagnement et une organisation encore plus précise pour pérenniser l'expérience.


La métropole lyonnaise a mené l'automne dernier une expérience autour de la piétonnisation de son hyper-centre. Pendant trois samedis (phase 1, 28 septembre, 12 et 26 octobre) et deux jours de semaine (phase 2, mercredi et jeudi 20 et 21 novembre), l'accès à la péninsule a été réservé aux piétons, fleuves et voitures en mode doux sous certaines conditions.

20190910_experiences-pietonnes_cartes de périmètre-page-001 (Cliquer pour agrandir)

Ancien serpent de mer de la politique lyonnaise, le sujet est revenu au cœur des débats avec, cette fois, une méthodologie plus pointue. Il s'agissait de mesurer l'impact de la piétonisation sur la qualité de vie, l'air, la circulation routière et ses impacts associés (stationnement, fréquentation) dans un quartier (couvrant plus de 4 kilomètres entre les places Bellecour et des Terreaux) d'autant plus fréquentée qu'elle est à la fois résidentielle, très commerciale et touristique.

Selon le bilan rendu par le Grand Lyon le mardi 7 janvier 2020, le sentiment général des habitants et des visiteurs est plutôt positif. Seuls les commerçants (et certains politiciens de l'opposition) ont exprimé des réserves, certains soulignant l'impact négatif sur leur chiffre d'affaires. Pour le reste, les équipes métropolitaines ont fourni des chiffres sur lesquels le Grand Lyon va s'appuyer pour poursuivre l'expérience.

Trafic routier

En plus des vingt points de mesure positionnés en permanence dans ce secteur, 5 autres points de mesure automobile et 3 points de mesure vidéo ont révélé une légère diminution du trafic routier (-1%) autour du périmètre concerné et sur les voies d'accès pendant les deux phases d'expérimentation. 112 250 véhicules ont ainsi été identifiés en moyenne lors de la première phase entre 11 heures et 20 heures (contre 113 100 en général). Certains points de congestion ont cependant été découverts autour du périmètre concerné, mais les responsables du Grand Lyon affirment que la piétonisation "n'a pas eu d'impact significatif sur les niveaux de circulation".

parking

Les visiteurs réguliers qui voyagent principalement en voiture se sont-ils abstenus? Il n'en reste pas moins que les quinze places de stationnement disponibles (dont 12 appartenant à la zone métropolitaine) enregistrent une légère baisse d'activité (en moyenne -12% des fréquentations horaires sur trois samedis). En revanche, si ces parkings sont majoritairement fréquentés par les abonnés en semaine, la fréquence horaire a augmenté en phase 2 (environ 20% sur les deux jours).

Partager l'espace public

Les différents capteurs montrent également une forte augmentation des flux piétonniers (+ 19%) dans toutes les phases de l'expérimentation. C'est d'autant plus vrai pour le samedi 26 octobre, pendant les vacances de la Toussaint. Au contraire, l'utilisation du vélo diminue (-8%), avec une vitesse limitée à 5 km / h. «Plus il y a de piétons, moins il y a de vélos», résume Pierre Soulard, responsable de la mobilité urbaine de la Métropole. L'usage du vélo est cependant en augmentation lors de la phase 2 (+ 11% mercredi 20 novembre). De même, les scooters flottants, freinés à 8 km / h ces jours-ci, ont quitté les routes. À l'appui de ces mesures, les services du Grand Lyon ont mis en place un service gratuit de surveillance des vélos.

pollution

Pour mesurer l'impact de la piétonisation sur la qualité de l'air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place 4 microcapteurs chargés de surveiller les niveaux d'oxyde d'azote et de particules fines (PM1, PM2 et PM3). Si les habitants expriment déjà un sentiment positif, les résultats précis ne sont pas encore connus. Atmo leur fournira des données comparatives fin février pour chaque samedi et jour de semaine de l'expérience.

Cependant, les résultats sur la pollution sonore sont déjà connus. 4 points de mesure à long terme (entre 11h00 et 20h00) ont été placés samedi et 4 points de mesure à court terme ont été placés en phase 2. Selon Patricio Munoz, directeur adjoint d'Acoucité, l & # 39 ; observatoire de l'environnement sonore du Grand Lyon, «le samedi il y a une réduction de 1 à 3 dB selon l'endroit où vous êtes. Il faut savoir que 3 dB correspond à la moitié de l'énergie sonore normalement produite, ce qui est considérable! ". Les résultats sont fondamentalement les mêmes pour la phase 2.

S'il manque des données significatives pour mesurer correctement l'impact de cette expérience (en particulier l'utilisation des transports en commun), cette dernière, en général, a été jugée utile. Il devra donc se reproduire après les élections municipales mais, selon le président de la métropole David Kimelfeld, "il faudra mieux soutenir les commerçants". Et d'ajouter: "Peut-être faudra-t-il se concentrer le samedi ou même des week-ends entiers" et non plus en semaine. "Nous avons montré que nous sommes dans le sens de l'histoire", a-t-il conclu.

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